LES NOUVELLES DE NOVEMBRE 2025
Le mot de la directrice
Les professeurs ont suivi une formation pédagogique sur le sujet de la concentration et de la mémoire. Il est déjà fondamental de donner du sens à ce qu’on fait, d’expliquer aux élèves pourquoi ils doivent apprendre, les pousser à développer leur voix intérieure. De plus en plus de jeunes ne se parlent pas, ce qui complique le développement de la pensée, de la réflexion sur ses actes, mais aussi de la mémorisation.
Selon son propre fonctionnement, la mémorisation ne se fait pas de la même façon. Le visuel a besoin de voir et de lire, il se situe davantage dans l’espace que dans le temps, il a plus de mal à travailler pour la mémoire à long terme. L’auditif a besoin d’entendre les cours et surtout de s’entendre, il doit vraiment se parler à lui-même, se raconter ce qu’il a entendu. Le kinesthésique a besoin du mouvement pour apprendre. L’écriture est sa marque. Il manipule ce qu’il apprend : il recopie le cours, il met en pratique les théorèmes. Ses émotions ont une grande importance : il n’ apprend pas dans les émotions négatives.
Il y a néanmoins des règles de base valables pour tous. L’enseignant doit donner le sens et la finalité de ce qu’il explique pour mettre les élèves en projet dans leur circuit conscient et actif, donner aux visuels, auditifs et kinesthésique les moyens adaptés à leur mémorisation. Le rappel actif en début de cours de ce qui a été vu la séance précédente ainsi que la relecture en fin de cours sont assez efficaces. Côté élèves, il est nécessaire d’ accepter de faire des efforts, de se mettre en projet, de fermer le circuit de l’émission pour être en réception totale, d’apprendre à voix haute, d’écrire le cours dans son cahier en labialisant ou mieux en chuchotant.
Une excellente façon aussi de faire travailler la mémoire des enfants est de leur demander chaque soir ce qu’ils ont appris dans la journée. C’est un exercice de réactivation très efficace.
Le mot de l'abbé de Raimond
Christ Roi de l’Univers !
L’année liturgique se conclue et nous donne d’acclamer la majesté de notre Seigneur que Saint Matthieu nous décrit de manière fulgurante dans la parabole du jugement dernier (Mt 25). Tant d’oeuvres magnifiques ont illustré cet Evangile, jusque dans la chapelle Sixtine où Michel-Ange, alors âgé de soixante ans, réalise en 6 années la commande du pape Clément VII. Quelle beauté, quelle grandeur et quel effroi si nous y pensons sérieusement.
En effet, au dernier jour, qui pourra demander sans baisser les yeux : « quand, Seigneur, avons-nous pris soin de Toi au point de Te nourrir, Te vêtir, Te soigner, Te visiter en
prison ? »… car c’est là l’appel de cette fête solennelle : glorifier notre Roi dans le soin porté aux petits, aux pauvres dans lesquels Il se cache. C’est alors seulement qu’il pourra nous répondre : « Amen, Je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait ! ».
Comme éducateurs, il est bon de nous demander si cette orientation de charité concrète est bien présente dans nos enseignements et dans le témoignage de nos familles. Cette charité quotidienne, l'enfant la repère dans nos actes, l’entend dans nos paroles, et finalement l’intègre et la répète.
Demandons au Roi des rois de nous accorder son Esprit de sagesse et de discernement pour vivre toujours plus de sa charité.
Bonne entrée dans la nouvelle année liturgique à tous !
Le mot du president
un mois chargé et de commémoraisons et de commémorations. 1er, 2 et 11 novembre constituent ainsi trois dates majeures pour nous souvenir.
Mais saurez-vous retrouvez le terme le plus adapté à chacune de ces dates ?
Si les deux mots viennent du latin commemorare, qui veut dire « se souvenir ou se rappeler », le premier porte en plus un sens liturgique.
En tout état de cause, ces trois dates nous offrent cette année encore l’occasion de nous souvenir de tous ceux qui nous ont précédés, et particulièrement de la grande communauté des Saints, pour laquelle nous sommes invités à prier.
La Providence sachant nous adresser régulièrement des clins d’yeux, il en est un intéressant à observer dans l’histoire de Saint Jean Bosco en ce mois de novembre.
En effet, le 11 novembre 1875 marque pour la congrégation Salésienne l’envoi de 10 missionnaires en Amérique du Sud et plus particulièrement en Argentine. C’est en la Basilique de Marie‑Aide des Chrétiens, située à Turin-Valdocco, que s’élance cette première mission.
L’objectif est clair : répandre la pédagogie salésienne une fois de plus auprès des jeunes et des pauvres, dans un pays qui connait un mouvement important de peuplement européen et de modernisation.
Mais si cet événement parait anodin de prime abord, à la lumière des actualités qui marquent cette époque, il apparait beaucoup plus complexe. En effet, à cette époque l’Italie connait une crise importante où les rapports entre l’Eglise et l’état italien sont très tendus, allant jusqu’à engendrer la perte des états pontificaux et des persécutions importantes des catholiques. Cet envoi en mission revêt une dimension beaucoup plus importante qui engage alors l’Eglise toute entière.
Profitons de cette anecdote pour nous rappeler ce que disait Elisabeth Leseur « une âme qui s’élève, élève le monde », avec deux conséquences : soyons missionnaires auprès de nos voisins, de nos familles… et souvenons-nous que nos actes bons bénéficient à tous.
Enfin je voudrais profiter ces Nouvelles, pour confier particulièrement à vos prières, le repos de l’âme de Madame Agnès Vanini, épouse de Monsieur Dominique Vanini, ancien président de l’AER, ainsi que le repos de l’âme de Monsieur Hubert Grard, ancien membre de l’AER en charge de la pédagogie, qui ont été tous deux rappelés à Dieu en ce mois de novembre. Ayons aussi une pensée pour notre ami Constantin Lallemand, et puissent toutes nos prières aider ces familles à traverser ces épreuves.
Le coin des initiatives
Concours de corde à sauter, écriture d'un roman, club de jeu d'échec, le personnage mystère de la semaine, le rosaire vivant, concours de ping-pong, atelier de tricot et couture, club de jeu Mémoire 44.
Bravo à tous les élèves qui ont lancé ces initiatives et bravo à Joseph Letierce (6ème 2) qui a gagné le tournoi d’échecs ! Wandrille de Fenoyl
Le Rosaire vivant
Le Rosaire vivant a été inventé par la Bienheureuse Pauline Jaricot. Le principe est de réunir un groupe de vingt personnes qui disent chacune une dizaine de chapelet par jour en méditant un mystère donné. Ainsi, chaque jour un rosaire est dit. Ce groupe se réunit chaque mois pour prier ensemble et chacun choisit un autre mystère à méditer.
Visite aux personnes âgées
Des élèves volontaires des classes de 3ème ont choisi d'aller à la rencontre de personnes âgées et de faire avec elles des jeux de société.
Les Patios d'Angennes les accueillent le lundi sur le temps du repas. Les résidents attendent avec joie nos élèves et trouvent que le temps passe trop vite en leur compagnie. Bravo pour leur générosité.
Le mot de Mme d'Alès de Corbet, professeur de français en 4ème
Chers parents,
La plume qui m'est confiée m’amène à citer un personnage de théâtre, que les élèves de 4e connaissent désormais, et qui se définit lui-même par son "panache" !
Cyrano de Bergerac, dans la pièce d’Edmond Rostand, nous livre son secret du bonheur : « Sois satisfait des fleurs, des fruits, même des feuilles. Si c’est dans ton jardin à toi que tu les cueilles ! ».
Les élèves ont bien saisi le sens de ces alexandrins appris par cœur : faire du jardin de ses connaissances un endroit fertile, y semer, y bêcher, y faire croître, pour récolter un jour le fruit de son travail et de ses efforts. Le faire, en toute liberté intérieure.
En qualité de professeur de français, j'ai à cœur d'aider les élèves à s'approprier notre patrimoine littéraire, afin qu’ils l’enracinent dans leur culture et leur capacité de réflexion.
Diplômée de lettres et formée à l'ILFM, j’ai opté pour cette aventure riche de sens qu’est la transmission, après quinze années en entreprise qui auront forgé mon exigence et mon goût du travail. Et ce n’est pas sans émerveillement que je perçois chez chaque jeune des potentialités à faire éclore.
Les élèves de 4e se sont d’ailleurs illustrés, avec brio, dans l’écriture d’un sonnet. Composer un poème à forme fixe, fut pour eux révélateur de leur talent de création. Je les en félicite ! C'est la raison pour laquelle, je porte à votre connaissance certaines de leurs œuvres.
Ensemble, nous continuerons à revêtir notre tablier de jardinier. Et bien que l'hiver approche, les intelligences, elles, ne seront pas mises en jachère !
Poèmes d'élèves de 4ème
Cette belle forêt voudrait
Que je ne l’abandonne plus
Voir ce beau fruit qui, plein de jus
Depuis tout ce temps t’attendait.
Non vraiment jamais ne pourrai
M’en aller sans avoir revu
Ces fougères vertes où je fus
Si bien reçu, où je rêvais
Tandis que près de moi l’eau claire
Ruisselait, me prodiguant un
Chant doux qui m’endormit
Car je me réveillais et l’air
N’était plus celui du matin
Mais celui de l’après-midi.
Garance Gélan, 4ème 2
Ho ! Pour toi ma patrie aimée,
Pour garder mon pays natal,
Je me suis battu sous les balles,
Sous le soleil je suis tombé.
Ce jour pour toi sera gravé,
A jamais sur le mémorial,
Décoré par ces fleurs banales,
Pour ces soldats qui furent tués.
Doux soleil, maître de la vie
Réchauffez ainsi ces corps sans vie
Qui se battirent sous ton regard.
Tous les noms écrits sur la plaque,
Comme un chevalier qui part,
Ils furent oubliés tous en vrac.
Cyprien Chevalier, 4ème 2
La nature est la plus belle des œuvres de Dieu,
Elle protège et surveille plusieurs animaux
Comme le grand cerf ou les petits lapereaux.
Elle nous accueille, nous nourrit, nous rend heureux.
Lorsque s’élève la boule toute de feu,
Très tôt tous les matins sur les étendues d’eau,
Son reflet se fait voir aveuglément beau.
Devant ce spectacle, je peux m’estimer chanceux.
Tout aurait pu être médiocre, sans intérêt,
Le monde entier et ses habitants seraient tristes,
Sûrement personne, pas même un grand artiste
N’aurait soulagé mon cœur à l’arrêt.
Et si un jour, l’on venait à salir la terre
Pour la rembellir, je serais prêt à tout faire.
Louis Lorne, 4ème 2
Le 10 mars 2026
